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Inde - un pays de contrastes
  • Plusieurs dizaines de millions de sans logis, un taux de "chômage" avoisinant souvent les 50 %, un taux d'illettrisme de 40 à 60 % selon les régions, des conditions de travail précaires (la moitié des ouvriers non qualifiés sont des journaliers), un système d'aides sociales quasi inexistant dans un pays où seules les entreprises sont supposées payer un impôt, les ravages de l'alcoolisme, un état et une administration corrompus ; voilà le côté sombre de ce pays qui renferme par ailleurs de si nombreuses richesses, tant sur le plan culturel, spirituel et historique que sur le plan économique. Si l'on parle de Bangalore comme de la nouvelle Silicon Valley, cela n'empêche pas les bidonvilles de s'accumuler à sa périphérie (cf. les 5 premières photos ci-contre à droite).

  • Il s'agit donc de redonner à des millions de personnes dignité et humanité. La tâche est longue et difficile, mais des dizaines milliers de personnes ont pu quitter la misère grâce à l'action de nos partenaires.

  • A lire ci-dessous : les sans-logis, le travail des enfants, le problème de l'eau, l'hygiène, le travail, la formation professionnelle, l'école.

 

 

Inde - tourisme

Taj Mahal : l'Inde vue par les touristes.

 

 

Sans-logis

Camp de sans-logis en plein coeur de Bombay - Que ce soit à Bombay, Delhi, Calcutta ou ailleurs, des millions de personnes en sont réduites à dormir sur les trottoirs. Il s'agit souvent de migrants originaires des campagnes, venus chercher du travail en ville. Pour les occidentaux, il est difficile d'imaginer ce qu'un million de personnes peuplant les rues d'une ville implique : pas d'accès à l'eau potable, un accès exceptionnel à l'eau courante, pas de toilettes ni de salle de bain. Cela signifie absence totale d'hygiène, avec son corollaire, la prolifération des maladies. Pour les enfants, pas d'école, et donc pas d'avenir. Contrairement à ce que nous connaissons en Europe, il ne s'agit pas là de quelques marginaux exclus temporairement de la société, mais véritablement de millions de familles sans logis (le nombre exact étant difficile à évaluer).  On estime en général que dans de nombreuses villes le nombre de sans-logis représente entre 20 et 25 % pourcents de la population totale. Ce qui signifie par exemple pour Bombay, qui compte environ 16 millions d'habitants, jusqu'à 4 millions de sans-logis.

 

 

Travail des enfants

Malgré les actions réalisées depuis plusieurs années par diverses associations indiennes pour interdire et empêcher le travail des enfants, la pauvreté, le chômage et l'alcoolisme, trois des grands fléaux auxquels est confrontée la population indienne, obligent les parents à envoyer leurs enfants travailler ou mendier.

 

Mendiants, serveurs, ouvriers ou tailleurs de pierre pour quelques roupies quotidiennes, les enfants sont victimes d'une exploitation abusive dès le plus jeune âge.

 

Ci-contre, jeunes ramasseurs d'ordures dans une gare de Bombay.

 

 

Le problème de l'eau

Ci-contre : réservoir d'eau d'une maison dans la banlieue de Mangalore. Dans ce quartier défavorisé, la municipalité ne livre l'eau courante qu'une demi-heure par jour. La famille doit donc remplir ce fût chaque jour, mais les coupures peuvent parfois durer plusieurs jours.

 

 

 

Ci-contre, cours d'eau urbain. Pour les habitants des bidonvilles, ces cours d'eau servent aussi bien d'égout ou de lavabo que de baignoire pour les animaux. Depuis plusieurs années, une grande partie de l'Inde doit faire face à de graves problèmes de sécheresse.

 

 

Hygiène

Que ce soit en ville ou la campagne, l'absence d'eau potable, la promiscuité avec les animaux, les insuffisances au niveau des services de ramassage des ordures, voilà autant  de facteurs qui nuisent à la santé des populations.

 

 

 

Ci-dessus, une rue de Shimoga.

 

 

 

Ci-contre, bûchers crématoires sur les bords du Gange, à Varanasi (anciennement Bénarès).

 

 

Travail

Mangalore - ouvrières travaillant à domicile pour fabriquer des cigarettes. Ce travail est hautement nuisible à la santé (inhalation de substances toxiques). Réservé aux femmes et aux enfants les plus démunis, ce travail permet de gagner une dizaine de roupies par jour (soit environ 0,30 €).

 

 

 

 

 

 

 

 

En aidant les familles, les programmes de  parrainage permettent d'envoyer à l'école les enfants qui ne sont plus contraints de travailler.

 

 

Formation professionnelle

Mangalore - la formation continue de jeunes adultes permet aux populations les plus pauvres de travailler et de sortir de la misère. Les différents centres sociaux ouverts par nos partenaires forment par exemple de jeunes infirmières ou couturières.

 

 

 

Ci-contre, université technique à Mangalore. Les frais de scolarité d'un élève ingénieur s'élèvent à environ 1000 € par an. Très peu de familles peuvent donc payer des études à leurs enfants. Rares sont ceux qui peuvent profiter d'une bourse, les autres doivent bien souvent s'endetter.

 

 

L'école

Ci-contre,  école publique dans la banlieue de Mangalore. Plusieurs classes de 60 élèves séparées par une simple tôle, c'est l'école du village. L'enseignement primaire est officiellement obligatoire, mais certains parents préfèrent envoyer leurs enfants travailler ou mendier, d'où la nécessité des parrainages.

 

Ci-contre, école catholique. Là encore une soixantaine d'enfants par classe, des pupitres sommaires, mais les conditions sont tout de même bien plus favorables pour les enfants que dans les écoles publiques. Ces écoles accueillent des enfants de toutes religions. Les frais de scolarité restent cependant élevés.

 

 

 

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